Mini Critique #11 – Balzac et la petite tailleuse chinoise

Balzac et la petite tailleuse chinoise, ou l’art d’adapter une œuvre littéraire à la renommée mondiale en une production cinématographique tout aussi enthousiasmante.

Balzac et la petite tailleuse chinois


Par : Dai Sijie 

Durée : 1h 56 

Date de sortie : 2002

Résumé : Luo et Ma, deux jeunes amis sont envoyés dans des camps de rééducation chinois sous le régime Maoïste. Accablés de tâches dégradantes, se retrouvant isolés dans un milieu peu accueillant, nos deux personnages ne se doutent pas qu’ils sont sur le point de faire une rencontre qui les marquera pour le reste de leur vie. Comment une nature aussi austère que celle des montagnes où ils se trouvent peut-elle voir s’épanouir une jeunesse qui ne cherche qu’à s’ouvrir, s’émanciper ? Quel avenir peuvent-ils imaginer, créer ?


Dai Sijie nous place dans un monde extrêmement pauvre, qui ne nous est pas forcément familier. Difficile donc de se plonger tout de suite dans le contexte, le début du film peut alors sembler déroutant. Ce film met au premier plan le témoignage d’une dure réalité : celle des camps de travail, d’une Chine où le peuple meurt de faim. Curieux village en effet que celui où l’on chante les louanges de Mao !

Sur cette toile de fond vient se greffer l’histoire de Luo et Ma. Eux-mêmes surpris par le dénuement de ces populations, ils n’imaginent pas que la plus grande richesse qu’ils vont y trouver sera d’une valeur inestimable. En plus de l’amour et des sentiments qui agitent régulièrement la jeunesse, nos deux jeunes gens tombent en réalité sur… des livres ! Un monde nouveau s’offre alors à eux, qui laisse libre cours à l’imagination, à l’invention. Entre fiction et réalité, l’auteur et réalisateur de notre film nous donne à voir des personnages qui se cherchent, s’inventent, se lient et se délient pour la plus grande satisfaction des spectateurs.

DONC ?!

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Un film haut en couleur et en péripéties, qui s’inscrit dans la liste de ceux déjà réalisé par Dai Sijie (avec notamment : Chine ma douleur). Entre romanesque et témoignage historique, la trame de l’histoire nous tient en haleine jusqu’à la dernière scène.

Écrit par Anne Laroudie

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